Rencontre du 30 juin 2011

« La dangerosité éventuelle des médicaments
»
une soirée animée par : 

M. Dr Robert Uebersax – Médecin

M. Charles-Henri Pilloud – Pharmacien

Lors de notre réunion du 30 juin 2011 à laquelle une quarantaine de personnes ont pris part, 2 conférenciers se sont adressés aux participants.

Résumé de M. Charles-Henri Pilloud – Pharmacien
De nombreux patients s’inquiètent au sujet des effets secondaires des thérapies médicamenteuses. C’est légitime, mais la plupart des effets indésirables sont d’habitude peu sévères. Pour qu’un médicament puisse être mis sur le marché, il faut que sa balance « bénéfice-risque » soit positive. Concernant le diabète de type 2, on privilégie encore la metformine et les sulfonylurés, familles de médicaments peut-être plus anciennes mais mieux connues. Ces médicaments ont comnme effets secondaires principaux, acidose lactique, carrence en vit. B12 et troubles gastro-intestinaux pour la metformine et hypoglycémie, prise de poids et des troubles gastro-intestinaux pour les sulfonylurés.
L’avenir nous apprendra à mieux connaître les incrétinomimétiques et l’inhibiteur de la DPP IV, quant à leurs  avantages et inconvénients. Cependant il faudra rester vigilants car l’affaire du Mediator nous a appris que l’industrie pharmaceutique peut parfois nous cacher la réalité concernant un traitement et ses effets secondaires afin de sauvegarder ses profits.
N’oublions pas que le fabricant de ce médicament a tromper le corps médical, les patients, les insatances de contrôle des médicaments, les caisses maladies, pendant plus de 20 ans.
En conclusion, les patients doivent faire confiance a leurs médecins traitants, qui sont seuls à même d’instaurer un traitement médicamenteux adéquat et d’assurer leur suivi.

Résumé de M. Dr Robert Uebersax – Médecin
Le Dr Uebersax, président médical de l’ADJB à choisi de sortir des sentiers battus et son exposé s’est articulé sur l’évolution de la médecine, l’explosion des coûts de la santé et la nouvelle approche diagnostique des maladies.
Pour introduire son sujet il a rappelé la conclusion de l’œuvre magistrale de Jules Romain intitulée « le Dr Knock » ou « le triomphe de la médecine ». le Dr knock part du principe que « toute personne bien portante est un malde qui s’ignore ».
Fort de ce principe, il a convaincu toute la population de sa région de la justesse de ses arguments. Chacun a reçu son diagnostic et le Dr knock ainsi que les maisons pharmaceurtiques ont fait fortune.
Une telle approche est-elle toujours possible aujourd’hui ? bien sur. Mais comment ?
Un N° spécial du British medical journal y répond en partie.
Je le cite : «  Il faut arrêter de transformer en maladie des situations propres à des étatsad’âme et à la conditions humaine ». Ce journal publie même une classification des non-maladies et en a comptabilisé plus de 200.
Dans ce même ordre d’idées, il rappelle les conclusions d’un congrès à Bâle en septembre 2009 qui s’élévait contre la surmédication de nos sociétés qui oublients le principe fondemental du «  Primum non nocere » Une discussion interressante s’est instaurée à ce sujet en fin de soirée avec les participants.

Assemblée 30. Juin 2011

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